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Physiopathologie de l’addiction
Pier Vincenzo Piazza
Neurogénèse et physiopathologie
Nora Abrous
Relations glie-neurone
Stéphane Oliet
Pathologies du système moteur
Gwendal Le Masson
Polarité planaire et plasticité
Mireille Montcouquiol & Nathalie Sans
Endocannabinoïdes et Neuroadaptation
Giovanni Marsicano
Physiopathologie de l’équilibre énergétique et obésité
Daniela Cota
Mécanismes de la plasticité corticale dans les conditions normales et pathologiques
Andreas Frick
Physiopathologie de la mémoire déclarative
Aline Marighetto
Circuits neuronaux des apprentissages associatifs
Cyril Herry
  L'équipe 'Physiopathologie de l'addiction' est dirigée par Pier Vincenzo Piazza.

Le développement d'une addiction dépend, de façon majeure, de la vulnérabilité de l'usager de drogue à cette pathologie. Deux types complémentaires de vulnérabilité semblent contribuer au développement d'une addiction. Le premier type, que l'on peut qualifier de "vulnérabilité à l'usage soutenu de drogue", facilite le développement d'un usage soutenu de drogue, mettant ainsi en place les conditions nécessaires au développement d'une addiction. Le second type de vulnérabilité, que l'on peut qualifier de "vulnérabilité à l'addiction" promeut l'apparition d'une perte de contrôle sur la prise de drogue, symptôme caractéristique de l'addiction, qui n'apparaît que chez un nombre limité de patients montrant un usage soutenu de drogue.

Au cours des 4 dernières années, le but de notre projet de recherche a été l'identification des bases physiopathologiques de ces deux phénotypes de "vulnérabilité à l'usage soutenu de drogue" et de "vulnérabilité à l'addiction". Ces travaux ont été conduits au moyen d'une approche multidisciplinaire comprenant les méthodes principales des neurosciences du comportement, des neurosciences des systèmes et des neurosciences moléculaires. Pour ce qui concerne la vulnérabilité à l'usage de drogue, nous avons pu identifier les cibles cellulaires, et certains des mécanismes moléculaires, responsables des effets du stress sur la sensibilité de la transmission dopaminergique aux drogues, via les récepteurs aux hormones glucocorticoïdes. Pour ce qui concerne la vulnérabilité à l'addiction, nous avons montré qu'elle s'accompagne d'une adaptation particulière impliquant la perte d'une forme de plasticité synaptique.

En conclusion, l'activité de recherche que nous avons menée précédemment a permis d'accroître de façon significative nos connaissances des bases physiopathologiques de l'addiction, fournissant des bases solides pour le développement de notre projet de recherche.


Tableau de composition des effectifs de l'équipe

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